Petit guide non-exhaustif du bien-manger montréalais

Jun i, ou redécouvrir le plaisir de manger

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Je ne sais trop par où commencer. Jun i fait partie du paysage culinaire montréalais depuis à peine 2 ans et demi, et pourtant, il a su faire sa marque et gagner une poignée de fidèles, dont je fais inconditionnellement partie. C’est que tout, dans ce resto, donne envie d’y retourner avant même qu’on l’ait quitté. Le service est impeccable, courtois, chaleureux, attentionné et professionnel. Le décor féérique de Jean-Pierre Viau nous plonge en pleine forêt hivernale, et on en ressort drôlement apaisés.

Mais au delà de tout ça, s’il faut nommer une seule raison qui rende Jun i si attachant, c’est sans contredit Junichi. Junichi Ikematsu, chef-propriétaire de l’établissement, est à la fois son âme et son estomac, si je puis dire. Toujours derrière son sushi bar à confectionner sushi et sashimi, il accueille chaleureusement les clients (en japonais, il va sans dire). Mais c’est aussi à lui qu’on doit les merveilles de la carte, sans cesse renouvelée. Contrairement à 99,99% des chefs de restaurants japonais à Montréal (et, si j’ose, en Amérique du Nord), Junichi est japonais et a étudié la cuisine au Japon. Cela explique d’ailleurs les importations privées de saké (disponible au verre!) et le véritable wasabi frais, si difficile à trouver au Québec (pour ne pas dire impossible).

Plusieurs ont taxé les sushi de Junichi de meilleurs sushi en ville, et je ne saurais les contredire. Ils sont de loin les meilleurs que j’aie mangé. La fraîcheur des produits, alliée au talent du chef et à son inventivité, font de chaque bouchée une explosion de saveurs.

Je dois cependant vous prévenir, aller chez Jun i et n’y manger que des sushi serait péché. Le menu à la carte comme le menu dégustation sont magnifiques. Le menu dégustation, particulièrement, est très difficile à mettre de côté, surtout étant donné qu’il est constamment revu et modifié en fonction des arrivages et de l’inspiration du chef.

Pour terminer en vous mettant l’eau à la bouche, je vous nomme sans façon quelques merveilles qui m’ont marquée lors de mes visites chez Jun i:
– mille feuille de ris de veau, shiitake et foie gras, réduction balsamique
– volaille farcie au risotto aux champignons et au parmesan, sauce à la citronnelle
– biche grillée, sauce porto et maki aux shiitake et au foie gras
– crevettes en pâte filo et leurs trois sauces
– soupe aux fruits de mer et aux vermicelles de riz croquantes (pour deux)
– maki de crabe à la carapace molle
– duo d’anguille, risotto, avocat, sauce anguille et parmiggiano reggiano
– canard style pékinois, flan aux oignons verts

… Je pourrais continuer, tant tout y est mémorable, mais mon estomac commence à crier et je crois qu’il serait plus sage que je m’arrête!

Jun i
156 Laurier Ouest
(514) 276-5864

Ouvert en soirée du lundi au samedi
et le midi, du mardi au vendredi

Written by Clo

2 décembre 2007 at 10:08  

Publié dans Restaurants

La Chronique, ou la perfection en trois services

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Il y a de ces endroits auxquels on ne pense pas vraiment – parfois par manque d’intérêt ou par simple ignorance, parfois parce qu’on en a une idée préconçue. Je dois admettre que jusqu’à récemment, pour moi, la Chronique entrait dans cette catégorie. Je peux vous assurer que depuis que j’ai fait abstraction de ma première impression et que j’ai été y manger, je rêve constamment d’y retourner.

Ma marraine et moi nous y sommes aventurées un jeudi midi et avons été surprises de trouver l’endroit presque désert. Qu’à cela ne tienne, nous avons ainsi pu déguster notre repas à notre aise, sans nous presser.

En entrée, j’ai choisi le foie gras poêlé. Il était servi avec une compote de pêches à la vanille, un chutney de tomates et une mince tranche de pain d’épice. Le mélange des saveurs était franchement sublime, et le tout était réalisé à la perfection. Si je devais le décrire en un seul mot, ce serait "inoubliable".

Ensuite, plat de résistance. Pappardelle au canard, sauce tomatée et crème de foie gras. Encore une fois, rien à redire – c’était parfait.

Pour terminer, nous n’avons pu nous résoudre à choisir entre le fondant au chocolat et le moelleux (la différence: un fondant est encore liquide à l’intérieur, alors qu’un moelleux n’est que tremblotant). Nous avons donc partagé les deux. Ce fut définitivement mémorable et beaucoup trop court. Définitivement parfait.

Nous sommes sorties de la Chronique le ventre et les papilles heureux, rassasiées et émerveillées par notre belle découverte. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux premières impressions…

La Chronique
99 rue Laurier Ouest
(514)271-3095

Ouvert en soirée du lundi au dimanche
et le midi, du lundi au vendredi

Written by Clo

2 décembre 2007 at 7:28  

Publié dans Restaurants

BU, ou comment étancher sa soif, calmer sa faim et passer un agréable moment

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BU est un des rares bars à vins de Montréal. Près de 90% de sa carte des vins est composée d’importations privées ou, comme notre serveur nous l’a joliment fait remarquer ce soir-là, "de primeurs", puisque la plupart de ces importations privées se retrouveront sur les tablettes de la SAQ d’ici un an ou deux.

Chez BU, la formule privilégiée du 5 à 7 est le trio: trois (petits) verres d’un même genre (bulles, pinot, rouge, etc). Ajoutez à cette formule le facteur importations privées, et vous avez la recette pour des découvertes superbes. La formule du trio permet aussi de mieux saisir les nuances entre les vins et de les situer entre eux, puisque les trois verres sont servis en même temps.

Bien que je me sois laissée charmer par le trio de bulles, celui qui a retenu mon attention lors de ma visite fut le trio de vins rouges servis à l’aveugle. Idée ingénieuse qui force le client à laisser de côté ses idées préconçues et préférences personnelles pour se concentrer strictement sur les caractéristiques du vin qu’on lui sert afin de tenter de l’identifier.

Côté bouffe, là encore on fonctionne en trio: trois amuse-bouches au choix. Étant des incontionnels de la bruschetta aux champignons et à l’huile de truffes, nous n’avons pu nous empêcher d’en prendre chacun une, ce qui ne nous laissait qu’un autre choix. Les polpette aux pommes de terre et aux épinards semblaient remplies de promesses, qu’elles ont d’ailleurs tenu admirablement!

En somme, un endroit charmant réussissant le double pari d’une carte des vins de qualité et d’un menu mettant l’eau à la bouche. Le tout dans une atmosphère décontractée et agréable.

Mon seul regret? Ne pas avoir eu l’occasion d’explorer plus en avant le menu tout en saveurs – du risotto du jour à la lasagne aux aubergines, vraiment tout y semble délicieux!

BU
5245 boulevard Saint-Laurent (angle de Fairmount)
(514)276-0249

Ouvert du lundi au dimanche, de 17h à 1h

Written by Clo

2 décembre 2007 at 7:04  

Publié dans Bars & lounges

Le Club Chasse et Pêche, ou comment allier rusticité et finesse

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Le mois dernier, j’ai enfin eu la chance d’aller dîner au Club Chasse et Pêche, restaurant réputé qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps.

Situé dans le Vieux Montréal, il attire surtout les hommes d’affaires qui travaillent dans le quartier. Contrairement à ce à quoi nous ont habitué la plupart des établissements du coin, pratiquement aucun affichage n’indique l’existence du restaurant – pas de menu ni d’enseigne, à peine une plaque indiquant le nom de l’endroit.

Ce jour-là, j’y étais la seule personne âgée de moins de 35 ans et, exception faite de ma marraine, la seule femme. Le décor accentue l’atmosphère masculine: lumières tamisées, fauteuils profonds, couleurs sombres. On se croirait littéralement dans un club de chasse et de pêche. Le service, courtois et attentionné, augmente encore le sentiment de convivialité qui imprègne les clients.

Heureusement, le chef sait transmettre cette rusticité à sa cuisine sans lui enlever une once de finesse. J’ai mangé ce midi-là un tartare de saumon qui goûtait l’été – tout simple mais réussi à la perfection – et une tartelette au magret de canard gratiné au vieux cheddar dont je rêve encore. Même son de cloche du côté du chevreuil, servi avec une réduction balsamique pas piquée des vers. Les portions étaient idéales, copieuses sans être gargantuesques.

Après avoir lu tant de critiques fabuleuses de cet établissement, je dois avouer que j’avais des attentes très élevées. Je n’ai nullement été déçue – cet endroit est définitivement synonyme de qualité et ce, à tous les égards.

Le Club Chasse et Pêche
423 rue Saint-Claude
(514)861-1112

Written by Clo

1 décembre 2007 at 10:41  

Publié dans Restaurants

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